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N° 69 -
août 2008
1. La prise de conscience pour une politique mondiale de développement durable 1.2 Acteurs du développement durable : stratégies, politiques, actions 1.2.3 Les collectivités décentralisées 1.2.3.4 La coopération décentralisée Le développement durable fait rimer solidarité internationale et action locale |

En 1992 à Rio de Janeiro, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement a proclamé que notre planète “constitue un tout marqué par l’interdépendance”. Cette interdépendance systémique en appelle logiquement à une solidarité entre les hommes et entre eux et la planète. Mais le mot “solidarité” n’est pas franchement l’apanage des textes fondateurs du développement durable, qui lui préfèrent celui de coopération ou de partenariat. Pourtant, si l’on considère les stratégies des principales organisations non gouvernementales actives dans le domaine du développement durable, on mesure mieux la puissance d’une solidarité internationale non uniquement axée sur l’assistance des pays ou territoires du Nord à ceux du Sud mais fondée sur la prévalence d’ intérêts mutuels et partagés.
Dans ce contexte, la solidarité internationale doit être, comme les engagements de développement durable, un champ d’action fort des collectivités locales, en appelant à la mobilisation à partir de la proximité entre élus et citoyens, tout particulièrement pour la satisfaction des besoins essentiels des populations les plus démunies de la communauté humaine. Dès lors, les agendas 21 locaux peuvent constituer pour les collectivités locales des démarches efficaces pour manifester leur solidarité internationale, sur de multiples plans. La coopération décentralisée doit ainsi s’inscrire dans les valeurs, objectifs et actions de la collectivité qui tente de mettre en oeuvre un développement durable territorialisé. C’est, par exemple, l’une des orientations exprimées par la Ville de Paris qui, au-delà de son rôle de capitale internationale, est en elle-même un “carrefour des mondes”. Son territoire comme ses agents se mettent ainsi au service d’autres collectivités, pour répondre aux défis planétaires du vingt et- unième siècle. Cet enjeu ne correspond-il pas in fine à un “droit” pour tous à la durabilité, qu’il faudrait donc défendre dans les mouvements de solidarité internationale ?
