
Au XIXe siècle dans les sociétés occidentales se met en place un nouveau rapport au temps. La promesse d’un bonheur terrestre futur justifie le sacrifice des ressources naturelles et humaines, dans une fuite en avant où les références aux périodes antérieures sont systématiquement perçues comme passéistes. Être moderne, c’est préférer ce qui est récent à ce qui est ancien.
Or, il apparaît aujourd’hui que le maintien de nos rituels et de nos traditions ne génère pas l’harmonie mais le chaos. Pour réinventer le présent, nous devons briser nos images de l’avenir, nous autoriser à revisiter notre passé, l’ouvrir à une “pensée globale”, afin de “ne plus être progressistes sans devenir réactionnaires”.
